
La mort pour vengeance
Un enfant kidnappé, une rançon demandée. Un piège est tendu par Agnès Castellane, la commissaire en charge de l’enquête, afin de suivre le ravisseur jusqu’à sa tanière pour récupérer l’enfant. Mais la remise de rançon tourne mal. Le ravisseur est arrêté, mais aucune trace du gamin. L’homme, Laurent Martel, clame son innocence, malgré les preuves accumulées contre lui et le fait qu’on l’ait pris, littéralement, « la main dans le sac » !
Cinq ans après, Agnès Castellane a changé de métier. Elle assure désormais la sécurité d’un hôtel à Cannes.
Alors que débute le Festival de Cannes, elle a la désagréable surprise de voir se présenter à la réception Laurent Martel. Condamné à la perpétuité, il a été blanchi après cinq ans de prison lorsqu’un autre détenu a avoué l’enlèvement et parade maintenant en se vantant de bientôt voir son histoire adaptée au cinéma.
Mais Agnès reste persuadée de sa culpabilité. Aussi n’a-t-elle aucun doute sur l’identité du responsable quand le fils d’un célèbre acteur américain est kidnappé dans ce même hôtel.
Mais l’ex-commissaire n’est-elle pas aveuglée par l’esprit de revanche ?
Ce qu’ils en pensent
Gilbert Gallerne a l’habitude de construire des suspenses implacables, réservant leurs lots de surprises qu’il déballe au moment où on ne s’y attend pas, mêlant la tragédie familiale comme un huis-clos tout en assurant le grand spectacle.
Les prétendants à cet enlèvement ne manquent pas, sauf aux yeux d’Agnès Castellane focalisée sur Martel, mais d’autres pourraient jouer le rôle de coupable idéal, leurs motivations ne manquant pas ou par trop évidentes. Ainsi Georges, l’homme à tout faire de l’hôtel, toujours à traîner dans les couloirs avec ses chariots de linge sale, faut pas croire ce n’est pas parce qu’on est de la haute qu’on ne salit pas ses draps, et qui attend des papiers afin de régulariser sa situation et pouvoir enfin faire venir sa famille qui végète de l’autre côté de la Méditerranée. Or un chariot a justement été utilisé pour kidnapper l’enfant.
Apparemment simple, cette intrigue prend du volume au fur et à mesure qu’elle est développée, et en artisan consommé du roman d’énigme et de suspense, Gilbert Gallerne embobine le lecteur pour lui livrer un final éblouissant dépassant le cadre strict d’un roman policier classique. Un peu à l’instar des maîtres américains, tels que Marvin Albert, Max Allan Collins et quelques autres de la grande époque, Day Keene, William Campbell Gault ou Wade Miller, mais en y ajoutant le machiavélisme indispensable pour forger cette impression ressentie par le lecteur qu’on le manipule, pour son plaisir.
Blog Lectures de l’Oncle Paul
J’ai bien aimé ce livre . Je m’y suis prise au jeu et l’histoire est vraiment bien ficelé . Le personnage d’Aniès est attachant.
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